Numéro 108 (mars – mai 2019)

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  • Édito : «Le choix nous appartient»
  • La couleur d’un engagement :Dans nos quartiers ou à l’autre bout de la planète, la pauvreté possède de nombreux visages. Sur chacun de ceux-ci figure la même cicatrice : la trace d’une injustice, d’une humanité amputée de ses droits. Marie-Ange Libert est volontaire permanente depuis 1983. Dès son entrée dans le Mouvement, elle n’a cessé de combattre la misère, en choisissant pour cela la place la plus appropriée : au côté de ceux qui résistent quotidiennement.
  • World News ATD Quart Monde à travers le monde :
    ATD Quart Monde n’est pas un Mouvement national, ni même européen, mais tâche d’éradiquer la misère partout sur la planète. Voici quelques nouvelles de militants, alliés, volontaires et amis du Mouvement à travers le monde.
  • Une fissure qui risque d’en annoncer d’autres :
    Billet sur les nouvelles mesures liberticides en terme d’aide sociale.
  • TAM TAM : une campagne pour se faire entendre :
    Sur les 30 dernières années, la prospérité de la Belgique a augmenté de 36 % mais, malgré cela, un belge sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. En 20 ans, le nombre de personnes dépendantes des banques alimentaires a doublé. Voilà deux des nombreuses observations desquelles part le collectif Campagne Tam Tam pour émettre des revendications pour une société plus équitable.
  • 30 ans de convention internationale des droits de l’Enfant : Le 20 novembre prochain, la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant) fêtera ses 30 ans. Ce traité, reconnu comme le plus ratifié au monde, constitue une promesse forte faite à chaque enfant : protéger ses droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels. Pour mieux comprendre ce sujet et le rôle qu’ATD Quart Monde y joue, nous avons posé deux questions à Dominique Visée, alliée de longue date du Mouvement et représentante de celui-ci auprès de la CODE.
  • Que demande le mouvement ATD Quart Monde à la veille des élections ? :
    Ces dernières années, des militants ont débattu avec d’autres personnes de questions de société lors des Universités populaires Quart Monde ou de réunions de travail avec le Service de lutte contre la pauvreté. Voici quelques points clés qui en sont ressortis.
  • 15e Université Quart Monde européenne. Pour une Europe qui ne laisse personne de côté : 
    Les 5 et 6 février derniers, une centaine de personnes de Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Royaume-Uni, Irlande, Roumanie et Pays-Bas se sont rassemblées au sein du Parlement européen pour prendre part à L’Université populaire Quart Monde européenne. Leur but ? Partager leur expérience de la pauvreté mais aussi faire entendre leur voix aux députés européens et interpeller les institutions.
  • L’Europe n’a pas d’avenir si elle accepte que des citoyens soient exclu :
    Alors que l’Université populaire Quart Monde européenne (UPE) a eu lieu début février, nous vous proposons de rencontrer, à travers quelques questions, Elena Flores, alliée d’ATD Quart Monde en Belgique et investie dans la préparation de l’UPE. Elle nous parle de son rôle mais aussi de ses attentes concernant le dialogue proposé à l’Union européenne au sein de l’Université Quart Monde européenne.
  • Les mêmes droits pour tous ? :
    Le 17 octobre 2018, les membres du groupe d’ATD Quart Monde Centre – La Louvière ont pris la parole pour faire un état des lieux des droits humains en Belgique. Dans ce deuxième article d’une série de trois, nous vous invitons à découvrir leur analyse des articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme concernant la santé, l’alimentation, le logement, l’éducation, le travail et la sécurité sociale.

Édito :«Le choix nous appartient»
Plusieurs dizaines de milliers de jeunes ont manifesté à plusieurs reprises pour exiger une lutte contre les dérèglements climatiques plus déterminée, courageuse et efficace à long terme. Il faut leur rendre hommage, ce combat pour l’avenir de la planète est une priorité. Encore faudra-t-il donner les moyens aux plus pauvres d’assurer eux aussi la transition énergétique, sans quoi celle-ci entraînera un appauvrissement de la population encore plus pénible, ici comme au sud de la planète. On ne peut choisir entre sa survie personnelle et la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous sommes appelés à voter dans quelques semaines. Après les communales, vient le tour des élections régionales, fédérales et européennes. On ressent dans la population un scepticisme, un désenchantement : « À quoi servent ces élections ? ». L’abstention, le vote blanc et nul, gagnent sans cesse du terrain. Nous ne pouvons pour notre part nous résigner. La vie des plus pauvres ne s’améliore guère.

Nous vous invitons à lire attentivement le mémorandum élaboré par le Mouvement. Il est le fruit d’une concertation avec les militants au sein des Universités Populaires et du Service de lutte contre la pauvreté.

Nous voulons aussi participer activement à la campagne TAM TAM, qui vise à des changements concrets et des décisions courageuses pour la prochaine législature. Parlez-en autour de vous.

Nous voulons aussi rappeler que les plus pauvres en attendent plus et mieux de divers services publics tels que la justice, les soins de santé, l’instruction, l’administration des personnes handicapées. La lutte contre les inégalités passera par là.

Voterons-nous pour la solidarité, ou pour le « chacun pour soi » ? Après le scrutin, il conviendra de rester attentif. La citoyenneté, ce n’est pas simplement voter. C’est aussi être plus vigilant que jamais pour que les élus mènent une lutte ambitieuse porteuse de progrès pour tous, et surtout les plus pauvres. Ceux-ci sont trop peu présents dans le débat démocratique et les prises de décision. Notre vote, cumulé à une attention quotidienne à la voix des plus pauvres, peut contribuer à détruire la misère.

Le choix nous appartient.

Pierre Hendrick

Partenaire Quart Monde 108