Confinement : quels changements maintenant et pour l’avenir ?

Lettre de l’Université populaire Quart Monde de mai 2020

Ce mois-ci nous proposons une lettre au format vidéo que vous trouverez ci-dessous. Bon visionnage !
Si vous préférez le format écrit, il est disponible ci-dessous.

Extrait de la lettre de l’Université populaire Quart Monde destinée aux participants de l’Université populaire pour préparer la rencontre au sein des groupes locaux.

L’Université populaire Quart Monde est un lieu de construction de pensée et de parole, à la fois individuelles et collectives. Les personnes vivant dans la grande pauvreté y prennent la parole sur des thèmes de société. Cet endroit rassemble des personnes de tous milieux et permet de croiser les expériences de chacun pour changer notre regard sur les personnes en situation de pauvreté.

Si vous voulez en savoir plus sur l’Université populaire ou si vous souhaitez rejoindre un groupe de préparation, vous pouvez contacter l’équipe d’animation par téléphone 02/650.08.73 ou par mail, ou visiter cette page.

Bilan sur le thème : 

Des groupes ont pu se réunir avant les mesures de confinement… Il nous semble important de vous partager ce qui a été dit. Beaucoup donnent des exemples de ce qu’est la solidarité pour eux : c’est une chaîne, un réseau qui se mettent en place, où chacun peut gagner quelque chose. Ça peut être donner des objets, à manger, parfois de l’argent mais aussi et surtout donner un coup de main, écouter ou parler, offrir du temps et de l’amitié.

D’autres parlent d’initiatives plus collectives : être bénévole dans une association, faire connaître un frigo solidaire. On peut aussi partager son expérience, comme lors du travail en croisement des savoirs… Et on a lu à quel point c’est important de pouvoir être solidaire parce que ça valorise, ça donne une place et ça permet d’être reconnu comme capable d’apporter quelque chose et d’être utile à d’autres. Mais quand on vit soi-même dans des conditions difficiles, on n’a pas toujours les moyens de donner, par exemple quand on vit à la rue. Ou quand on ne peut pas héberger quelqu’un parce qu’on risque de perdre une partie de son revenu ou de perdre son logement social.

Enfin, plusieurs relèvent que tout ce qu’on fait pour être solidaires ne doit pas remplacer les droits, et les systèmes que la société doit mettre en place pour les assurer à tous ! On peut citer la sécurité sociale, les contributions qu’on paie…

Nouveau thème en mai :

On sait que c’est de plus en plus difficile au fil des semaines. Notamment certains problèmes comme ne pas avoir accès à des informations correctes, difficile d’occuper les enfants, ou la solitude pour certains. Et puis, beaucoup d’inquiétudes aussi sur le dé-confinement qui arrive : le retour à l’école ou au travail. Ce n’est toujours pas tout à fait clair ce qu’on peut faire ou pas, et avec quels moyens de protection, on a des incertitudes.

Et on pense aussi à toutes les personnes qui n’ont pas arrêté de travailler pendant le confinement, qui ont pris des risques pour nous protéger, nous soigner, nous nourrir, nous transporter, faire que nos villes soient propres et bien d’autres qu’on oublie peut-être. Et on
pense à tous les bénévoles et ceux qui soutiennent d’autres, merci à eux ! Pour ce mois de mai, ce serait intéressant de voir ce que les uns et les autres pensent de ces expériences, qu’est-ce que cela nous dit sur comment les personnes s’engagent pour les autres, pour le vivre ensemble. Cela nous aidera ensuite à réfléchir à qu’est-ce qui a changé avec le COVID-19 et comment nous voulons que les choses changent par après.

Et vous, vous en pensez quoi ?

La lettre est disponible au format pdf ici.