Vivre en Europe aujourd’hui : tous ensemble, tous ’l’étranger de quelqu’un’ ?

Université Populaire Quart Monde - novembre 2011

Article posté le 1er décembre 2011 Print Friendly

Vivre en Europe aujourd’hui : tous ensemble, tous 'l’étranger de quelqu’un' ?

Présentation du sujet

Lors de la dernière Université populaire, la question des personnes étrangères est fort revenue. Beaucoup ont décrit leur quartier en exprimant qu’il existait une forte multiculturalité qui peut être parfois difficile à gérer mais qui est aussi une grande richesse.

Avant de s’interroger sur ce qu’apporte cette multiculturalité, il est important de réfléchir au sens du mot étranger. Qu’est-ce que cela veut dire ? Chaque année, en Belgique comme dans le reste de l’Europe, de nouvelles personnes viennent vivre à nos côtés ; des personnes arrivant parfois de pays proches, parfois de pays lointains. Mais suffit-il de venir d’ailleurs pour se sentir « étranger » là où nous sommes ?

Points forts

Nous avons vu que le mot étranger pouvait avoir plusieurs significations : on peut être étranger car on vient d’un autre pays ou d’un autre quartier, qu’on a une autre nationalité. On peut également être étranger à un groupe ou dans sa propre famille car on vient d’un autre milieu social, qu’on n’a pas eu la même éducation, ou fait les mêmes études, ou qu’on a des idées et coutumes différentes.

On s’est rendu compte que la différence faisait peur, mais qu’au delà des différences, il fallait voir ce qu’il y avait en commun. Ce n’est pas toujours facile, mais si on arrive à se parler, à se reconnaître, alors le dialogue, l’accueil, le partage et la rencontre sont possibles. « Quand on se connaît avec le cœur, on n’est plus étranger. »

Avec les témoignages visionnés, on a vu que souvent les personnes quittaient leur pays contre le gré, à cause du manque de travail, car ils n’avaient pas de liberté, pas de droits, car il n’y avait pas d’avenir pour leurs enfants, ou encore à cause de menaces de mort.