Un fait d’actualité qui nous interpelle.

Université Populaire Quart Monde - septembre 2010

Article posté le 2 septembre 2010 Print Friendly

Un fait d’actualité qui nous interpelle.

Présentation du sujet :

L’Université populaire de juin est déjà un peu loin. Il y a eu la sortie familiale à la mer fin juin, et ensuite deux mois d’été sans Université populaire pendant lesquels chacun a vécu des choses parfois positives, encourageantes, parfois difficiles. L’Université populaire de septembre sera l’occasion de partager cela.

Dans les préparations et évaluations des Universités Populaires, on a souvent souligné l’importance que les thèmes soient proches de l’actualité, de ce qui nous préoccupe. Cette fois-ci, nous demandons à chaque cellule ou personne qui prépare l’Université populaire de choisir un fait d’actualité. On peut choisir quelque chose qui a eu lieu près de chez nous, dans notre quartier ; ou quelque chose qui concerne la Belgique ; ou un événement qui se passe à l’étranger. Certains vont choisir un événement auquel ils ont participé, d’autres quelque chose dont ils ont entendu parler. Il est important de bien expliquer pourquoi le fait qu’on a choisi nous interpelle, comment nous réagissons. On choisit un fait qui est significatif par rapport à la lutte contre la pauvreté.

Points forts

Nous avons travaillé en petits groupes sur trois faits d’actualité parmi ceux qui avaient été préparés par les cellules : la situation des Roms, les frais scolaires et l’insécurité dans une petite ville du Hainaut. Nous nous sommes demandé pourquoi ces faits nous interpellent et comment nous y réagissons en tant que personnes engagées dans le Mouvement ATD Quart Monde. Les points forts qui ressortent de ce travail sont :

La situation des Roms. On est indigné face au traitement que subissent certains groupes de population. Qu’on soit africain, roumain, ou de toute autre origine, on doit tous être traités avec humanité et dignité. Il ne faut pas dresser les pauvres d’ici contre les pauvres d’ailleurs.

Les frais scolaires. Dans les faits, l’école n’est pas gratuite. Il faut arrêter de faire des listes noires de parents qui ont des dettes vis-à-vis de l’école. Cela discrimine les enfants et peut avoir des conséquences sur les apprentissages. La difficulté de faire face aux frais scolaires fait que certains jeunes doivent arrêter l’école avant d’avoir terminé leur formation. Cela réduit leur chance de trouver du travail.

L’insécurité dans une petite ville du Hainaut. Si on donnait du travail aux jeunes, ou une occupation qui les motive, ils seraient moins dans les rues, il y aurait moins de violence. Les jeunes doivent avoir une place dans la société. A nous d’aller vers les jeunes avec un regard positif.