Droit perdu, droit à regagner

Université Populaire Quart Monde - octobre 2009

Article posté le 1er octobre 2009 Print Friendly

Droit perdu, droit à regagner
A l’occasion de la Journée Mondiale du Refus de la misère, nous vous invitons à une Université populaire nationale et publique :

 

Samedi 17 octobre 2009

de 13h15 à 16h30

à la Maison Communale d’Etterbeek

Avenue d’Auderghem, 115

1040 Bruxelles

À 8 min à pied de la Gare et du Métro “Schuman” ; ou Bus 36 à Schuman direction Konkel (3e arrêt)

Le thème sera :

Droit perdu, Droit à regagner

 

Présentation du thème.

Ce mois-ci, nous poursuivons la préparation d’une contribution pour l’Université populaire publique du 17 octobre : nous partons d’une situation où une personne a perdu un droit (ou n’y avait pas accès). Nous en analysons les conséquences sur la vie quotidienne, sur la vie familiale et sur les autres droits.

Nous voyons comment la situation a évolué : il se peut que la situation se soit dégradée et que la personne n’ait pas pu récupérer ses droits. Il se peut que la situation se soit arrangée. Il faut parfois beaucoup de temps, beaucoup de démarches dans les services, beaucoup de soutien de sa famille et d’amis.

L’université populaire du 17 octobre est exceptionnellement nationale et publique. A partir des contributions des cellules, un dialogue aura lieu avec le public présent.

Points forts

Plus de 200 personnes ont participé à l’Université populaire publique du 17 octobre. Elles ont été reçues dans la très belle salle du Conseil de la maison Communale d’Etterbeek par les autorités de la commune. Membres d’ATD Quart Monde, membres d’associations partenaires, acteurs politiques, professionnels et citoyens concernés par la lutte contre la pauvreté, venus de tout le pays, ont réfléchi ensemble sur le thème : droit perdu, droit à regagner.

L’échange a été très riche. Nous reprenons, à titre d’exemples, quelques points :
- La perte d’un droit (le logement, le chômage, le travail…) a des conséquences en cascade : sur l’unité familiale, la santé, les liens sociaux…. C’est l’ « effet domino » de la perte d’un droit.
- Le droit de vivre en famille est très important. Les personnes qui vivent dans la pauvreté vivent dans l’angoisse que les enfants soient placés quand par exemple le logement est insalubre ou trop petit. 
- Le combat permanent pour se relever quand on subit un coup dur. Les personnes qui vivent des difficultés sont solidaires entre elles ; pourtant cette solidarité est souvent mise à mal. On a donné plusieurs exemples de personnes menacées de perdre leur logement car elles hébergeaient des personnes sans-abri.
- L’importance qu’il y ait un bon dialogue entre les familles et les services sociaux. Quelqu’un a noté que les travailleurs sociaux pouvaient être surchargés (Par exemple, au SAJ, certains conseillers doivent gérer 120 dossiers).
- Le statut de cohabitant est source de perte de revenus. On a redit qu’on voulait l’individualisation des droits.
- Des lois qui pourraient être bénéfiques ne sont pas (ou très peu) appliquées (Par exemple, la réquisition des logements vides.)