Soutenons-nous tous ensemble pour un monde meilleur sans racisme face aux mêmes difficultés

Lettre de l’Université populaire Quart Monde d’avril 2014

Article posté le 3 mai 2014 Print Friendly

Soutenons-nous tous ensemble pour un monde meilleur sans racisme face aux mêmes difficultés

Extrait de la lettre de l’Université populaire Quart Monde destinée aux participants de l’Université populaire pour préparer la rencontre au sein des groupes locaux.

L’Université populaire Quart Monde est un lieu de construction de pensée et de parole, à la fois individuelles et collectives. Les personnes vivant dans la grande pauvreté y prennent la parole sur des thèmes de société. Cet endroit rassemble des personnes de tous milieux et permet de croiser les expériences de chacun pour changer notre regard sur les personnes en situation de pauvreté.

Si vous voulez en savoir plus ou si vous souhaitez rejoindre un groupe de préparation, vous pouvez contacter l’équipe d’animation par téléphone : 02/650.08.73 ou par e-mail : elsadauchet@gmail.com

Présentation du thème

Quand on vit dans des grandes difficultés, que nous sommes toujours dans des questionnements pour pouvoir garder son logement, avoir à manger, que nos enfants puissent suivre une bonne scolarité etc. on doit avoir beaucoup de courage pour tenir bon. Nous essayons de vivre des solidarités, de ne pas être seuls.

Avec le mouvement, nous essayons d’aller à la rencontre du plus exclu, qu’il soit Belge ou d’une autre nationalité. Nous savons que ça n’est pas toujours facile de pouvoir vivre ensemble sans avoir peur que l’autre nous prenne notre place. Nous proposons d’identifier nos difficultés communes et ce qui nous permet de nous soutenir.

Points forts

Nous avons pris le temps de dire ce qu’on entendait sur ce que les belges pensent des étrangers et ce que les étrangers pensent des belges : " ils ont plus facile pour un logement ", " on entend souvent : retourne dans ton pays, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ", " c’est les étrangers, ils viennent souvent manger le pain des Belges ".

Puis nous avons regardé le film " Maudits migrés, mots d’immigrés " ; un film qui retrace le parcours des personnes, demandeurs d’asile, qui arrivent en Belgique. Dans le film, certains parlent de leur douleur à n’être considérés comme rien d’autre que des numéros. D’autres parlent de leurs douleurs d’être loin de leur famille. D’autres parlent des conditions de vie à la rue et les conditions d’accueil qu’ils ont vécu (8 dans une chambre). Ils parlent aussi du fait qu’on ne les écoute pas, qu’ils n’arrivent pas à raconter leur situation jusqu’au bout. Nous avons aussi entendu leurs souhaits : pouvoir apprendre, pouvoir habiter dans un bon logement, pouvoir avoir la paix et la sécurité.

Suite à ce film, nous avons eu un temps d’échange avec Madame Boudaoui et les remarques, questions que provoquait ce film. On voit dans ce film des êtres humains et on les prend souvent pour des numéros. Nous ne voulons pas cela. Nous voulons être considérés comme des êtres humains, et nous voulons être responsables de notre avenir.
" Pour avoir une carte de séjour, pour avoir sa carte d’identité, pour avoir droit à la mutuelle, pour avoir droit aux allocations familiales quand on a des enfants, même une formation n’importe, on est tiré au sort en fait, nous sommes des numéros. "