Rétabir le dialogue

Editorial de Partenaire n° 76 - Janvier / février 2012

Il n’y a pas de paix possible sans créateurs de paix, notre tâche est donc de rétablir la communication, la proximité entre les hommes, en permettant aux plus pauvres d’exprimer leurs espérances, leurs désirs, de participer au changement, d’être partenaires avec tous de la pensée sur la paix." Joseph Wrésinski- 1983
Article posté le 24 avril 2012 Print Friendly

Rétabir le dialogue

Rétablir le dialogue

« Vivre dans la constante menace de la violence et de la faim, crée une autre morale, une autre logique, des modes de survie et de résistance que les nantis ne comprennent pas nécessairement.(...) On parle facilement de la résignation, de l’apathie des pauvres, de leur mauvaise volonté, (...) sans saisir non plus que les très pauvres ne sont pas maîtres des moyens de s’en sortir, des modes de développement qu’on leur impose au nom de l’efficacité, de la raison.

Les nantis, il faut le reconnaître, ont pourtant un souci croissant de lutter pour la paix, contre la faim, l’injustice, la pauvreté. Il n’en reste pas moins vrai que la misère leur fait peur, les laisse perplexes, les entraîne même à ne pas reconnaître les espoirs, les actes de résistance, la logique, la pensée des très pauvres.

carrés de bois peints pour une oeuvre commune (2010)

Il n’y a pas de paix possible sans créateurs de paix, notre tâche est donc de rétablir la communication, la proximité entre les hommes, en permettant aux plus pauvres d’exprimer leur espérance, leurs désirs, de participer au changement, d’être partenaires avec tous de la pensée sur la paix. » Joseph Wrésinski - 1983

Ces paroles sont toujours d’actualité. Que ce soit à Bruxelles où des personnes n’ont que la rue comme logis, au Royaume-Uni où des parents nous disent leur désespoir de vivre sans leurs enfants, la violence qu’ils subissent est souvent ignorée.

Quel courage pour oser rompre le silence lors du colloque sur la violence qui a eu lieu du 22 au 27 janvier 2012 à Paris !
Quel espoir pour ces familles d’oser dialoguer avec des professionnels sur l’importance d’avoir accès aux écrits les concernant !
Quand les droits sont bafoués, aller jusqu’à la Cour Européenne peut porter des fruits après un parcours particulièrement difficile et long mais impossible sans soutien, pour ces personnes.

Alors nous comptons sur vous pour renforcer le courage de ces familles et de ceux qui s’engagent à leur côté pour rétablir la communication, la proximité, la paix entre les hommes. Adhérez ou renouvelez votre adhésion 2012.

Bernadette Pinet