Peindre, c’est aussi témoigner !

Le 8 décembre 2007, le Centre International Joseph Wresinski a accueilli Georges De Greef, médecin, de nationalité belge, passionné de peinture, qui a donné une conférence sur la peinture sociale en Belgique.

Article repris du site web du Mouvement International ATD Quart Monde

Article posté le 7 janvier 2008 Print Friendly

Eugène Laermans

 

Pendant des siècles, les peintres ont dû consacrer une part importante de leur talent à glorifier les pouvoirs qui les commanditaient.
Avec l’apparition du réalisme en peinture (cf. par exemple Courbet) et du naturalisme en littérature (avec Zola et ses descendants), le XIXe siècle a contribué à donner au paysan, au métallurgiste, au mineur, à l’ouvrier mais aussi au miséreux, la place qu’ils méritent dans la société – parfois, jusqu’à en faire des héros. Ainsi, Van Gogh n’avait-il pas prophétisé à son modèle, une simple fille du peuple : « Vous entrerez au Louvre ».

L’Ecole belge, avec ses Degroux (Le moulin à café,...), Laermans, Carte, Meunier, Paulus, Claus, Minne, Permeke et bien d’autres, devait s’illustrer magnifiquement dans ce mouvement européen.

Cette conférence nous offre l’occasion de souligner une dimension peut-être moins connue de l’activité du Centre International Joseph Wresinski. A côté des fonds d’archives écrites, orales, audiovisuelles, photographiques, le Centre cherche aussi à recenser, à identifier, les traces que nous avons gardé de la vie et du combat des plus pauvres, des plus humbles, dans la peinture, la sculpture, dans l’art en général.
L’artothèque du Centre Wresinski se consacre à ce travail de longue haleine. Le musée imaginaire et virtuel qu’elle ambitionne de créer ne verra le jour qu’à travers les apports des uns et des autres. N’hésitez donc pas à nous faire part de vos découvertes en écrivant au CIJW.