Partenaire 102 : 30ème Journée Mondiale du Refus de la Misère

Partenaire n°102 - septembre à novembre 2017

Découvrez la nouvelle édition de Partenaire, notre journal trimestriel.

Article posté le 3 novembre 2017 Print Friendly

Partenaire 102 : 30ème Journée Mondiale du Refus de la Misère

Au sommaire

- Édito : "La Belgique, pays de cocagne" ?

- Une année avec ATD Quart Monde : Découvrez le témoignage de Celina Schuldt, jeune allemande de 19 ans qui vient de finir son service civique auprès d’ATD Quart Monde.

- Cap sur le festival Esperanzah ! : Cet été, un groupe d’ATD Quart Monde en Belgique s’est mêlé aux 36.000 festivaliers d’Esperanzah ! pour animer un stand de sensibilisation et d’informations dans le Village des Possibles.

- 17 octobre 2017 : "On a une trop bonne idée !". Découvrez le programme de la 30ème Journée Mondiale du Refus de la Misère !

- La jeunesse européenne se lève contre la pauvreté : 135 jeunes, venus de partout en Europe, se sont rassemblés en août à Wijhe, aux Pays-Bas dans le cadre de la campagne Stop Pauvreté.

- Mendiants peut-être, mais citoyens toujours : Interview de Luc Lefèbvre, coordinateur de LST à Namur, sur la tendance des politiques à "réglementer" la mendicité.

- Les autorités versent dans la pauvrophobie : Interview de Nicolas de Kuyssche, directeur du Forum - Bruxelles contre les inégalités, sur les réalités de la mendicité à Bruxelles.

 

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Partenaire N° 102

 

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Édito : "La Belgique, pays de cocagne" ?

Il n’est pas rare que l’on parle de « la Belgique, pays de cocagne ». Il y a là, certes une part de vérité. Nous avons la chance de vivre en paix dans un pays démocratique qui globalement respecte les Droits de l’Homme. Chez nous existe pour presque tous une garantie de revenus. La Belgique a joué un rôle moteur et exemplaire dans la lutte contre la pauvreté depuis 1975 (Minimex) et aussi 1994, année du Rapport Général sur la Pauvreté.

Mais un optimisme béat n’est plus de mise. Des indices sérieux montrent que la pauvreté s’aggrave de façon alarmante dans notre pays.

De plus en plus de ménages vivent en situation de privation matérielle. Les chiffres de santé montrent un accroissement des inégalités avec un report des soins de plus en plus fréquent. De plus en plus d’enfants entament l’année scolaire sans l’équipement adéquat, coûteux il est vrai. Pire, certains enfants ne trouvent pas d’école.

Parallèlement, les initiatives d’appel à la générosité du public se multiplient (Télévie, Téléthon, Viva for Life…). La mendicité est autant présente que réprimée dans nos villes. Pourquoi tant de mains tendues ?

Si nous voulons vraiment lutter contre la pauvreté, un sursaut démocratique est nécessaire. Nous devons engager des politiques porteuses d’espoir et d’avenir. Nous pouvons recréer un meilleur « vivre ensemble ». Les inégalités creusent des fossés, érigent des barrières. Quelle société voulons-nous ? Il est temps, grand temps de se ressaisir.

La notion de service public doit reprendre tout son sens, toute sa valeur, toute sa dignité et permettre à tous une vie digne qui permette de bâtir l’avenir.

C’est la signification essentielle du rassemblement du 17 octobre à Bruxelles auquel vous êtes conviés.

Pierre Hendrick