Médias et solidarité

Article de ’Partenaire’ n° 73, mai - juin 2011

Le 30 avril 2011 se déroulait une rencontre nationale des Universités populaires Quart Monde. Exceptionnellement, tous les groupes locaux (cellules), néerlandophones et francophones, se retrouvaient donc pour une session commune d’une journée sur le thème « Médias et Solidarité ».
Article posté le 28 juin 2011 Print Friendly

Médias et solidarité

L’équipe d’animation voulait mettre en avant le fait que les médias (internet, télé, radio, journaux) sont de plus en plus présents et qu’ils ont un impact important sur notre quotidien. Mais s’ils ont le pouvoir d’influencer le public en fonction de l’information qu’ils transmettent, ils peuvent aussi être un outil de partage de notre combat contre la misère et l’exclusion. Dès lors, il est important de réfléchir ensemble à ce que nous pouvons faire pour travailler avec ces médias de manière constructive. Notre souci est que l’on parle positivement des personnes en situation de pauvreté et du Mouvement ATD Quart Monde.

Pierre, 26 ans, invité pour la première fois à l’Université populaire Quart Monde mais n’ayant pas pu préparer les questions avec d’autres, rejoint le groupe des jeunes. Il a été frappé par la capacité de ceux-ci à prendre la parole. Après un brainstorming sur le thème « Médias et solidarité », une jeune bruxelloise a témoigné de son stage de trois jours dans une Communauté de l’Arche, où elle a découvert la solidarité avec les personnes handicapées. Elle a ainsi eu le souci de témoigner positivement de ce qu’elle avait vécu. Les jeunes de Liège, via une courte séquence filmée, se sont aussi exprimés sur ces thèmes. L’accent a été mis sur le fait que les personnes en situation de pauvreté refusent d’être considérées comme des assistés mais qu’au contraire elles se soutiennent dans beaucoup de situations.

Le groupe de jeunes s’est ensuite essentiellement penché sur l’image que les médias ont d’eux. « Ces jeunes ont l’impression de donner une image super négative à la société... alors que justement, leur présence aujourd’hui, leur implication dans la société, ça montre le contraire. Ils font preuve d’un engagement solide », constatait Pierre.

Lors de la retransmission en grand groupe, les jeunes ont présenté deux petites scènes : dans la première, ils volaient des personnes âgées, dans la deuxième, ils aidaient ces mêmes personnes. Leur volonté était de montrer qu’ils font des choses positives que les médias devraient mettre plus en valeur. Ils ont aussi présenté deux photos : sur l’une, on pouvait voir les néerlandophones et les francophones se tourner le dos, sur l’autre, ils étaient ensemble, dans la préparation de cette Université populaire. C’était important pour eux de prouver qu’un groupe bilingue fonctionnait bien.

Comment parler de la pauvreté et du Mouvement sans tomber dans les clichés ?
Des pistes ont été évoquées : notamment la nécessité de se former pour apprendre à s’exprimer dans les médias, mais aussi l’importance de rencontres avec des journalistes, pour tisser des liens et créer des relations de confiance avec eux. Deux journalistes étaient d’ailleurs présents lors de cette rencontre et ont pu entendre les participants.

Pauline Gérard