Jeunes et concernés ! Résister et avancer ensemble

Article de ’Partenaire’ n° 72, mars-avril 2011

Tout au long de l’année 2010, des jeunes belges se sont engagés dans le courant du refus de la misère baptisé Djynamo. Agés de 15 à 18 ans, Remco, Lieven et Evert habitent à Ostende et à Willebroek. Dans quelques jours, ils vont participer à un forum aux Pays-Bas. Avant le grand départ, ils se sont retrouvés une journée à Bruxelles pour préparer ce voyage. Ils espèrent que ce forum leur permettra de renforcer des liens noués lors de précédents rassemblements mais aussi de rencontrer de nouvelles personnes.
Article posté le 26 avril 2011 Print Friendly

Jeunes et concernés ! Résister et avancer ensemble

C’est par l’engagement de leur père, militant depuis plus de 20 ans, que Remco et Evert ont découvert ATD Quart Monde : « On est né dedans. On a toujours su que notre père faisait des réunions avec ATD et maintenant ça fait deux ans qu’on participe.  » Lieven, lui, a découvert l’association grâce à une amie de sa mère qui participait aux Universités populaires Quart Monde.

Le groupe de jeunes lors de la rencontre aux Pays-Bas. Ph : © ATD Quart Monde

 

Leur but est de toujours aller vers l’autre et de ne pas se limiter à des échanges entre jeunes. Cette participation à des rencontres intergénérationnelles permet aux militants qui le souhaitent de soutenir la nouvelle génération.
Remco, Lieven et Evert envisagent également d’inviter d’autres mouvements de jeunesse à participer à des événements organisés par ATD Quart Monde. Remco plaisante : « Ce n’est pas partout qu’on travaille sur la Déclaration des droits de l’homme, même si on ne fait pas que ça. » Durant la matinée, ils ont regardé cette déclaration et discuté de son application concrète. Evoquant la liberté d’expression, ils citent Nelson Mandela ou le Prix Nobel de la paix actuellement emprisonné en Chine.

Le fait d’être parfois peu nombreux, comme ce matin, les dérange-t-il ? «  Non, car ce qu’on cherche c’est aussi nouer des amitiés et passer des bons moments. » Par contre, ils constatent chez les jeunes un faible intérêt pour la lutte contre la misère et cela les inquiète plus. Il est parfois difficile de mobiliser son entourage : « Même lorsque les gens se montrent intéressés, cela ne veut pas dire que tu les as gagnés et qu’ils vont venir avec toi. Pour certains, c’est comme si la lutte contre la misère était une chose qui ne les concernait pas. » Ensemble, Remco, Lieven et Evert cherchent avec d’autres des manières d’atteindre ces jeunes. Ils évoquent notamment le bien-être que cela procure de se mobiliser avec d’autres.

La solidarité est une valeur importante qui commence par des choses simples : par exemple, aider une personne arrêtée au bord de la route. Ils se demandent si ces gestes n’étaient pas plus naturels il y a vingt ans. Pour eux, il est impossible de s’entraider si on laisse la méfiance l’emporter. « Et peu importe ce que les autres pensent tant que tu es bien dans ce que tu fais. Même si au début les gens autour de toi ne sont pas intéressés, tout ce qui est fait est important. Il faut aussi réagir à ce qu’on peut lire partout. J’espère que les personnes qui liront l’article le feront !  »

Thibault Dauchet de Callignon