Deux priorités belges pour l’année européenne de lutte contre la pauvreté : les revenus minimums et les personnes sans-abri.

Université Populaire Quart Monde - mai 2010

Article posté le 30 avril 2010 Print Friendly

Deux priorités belges pour l’année européenne de lutte contre la pauvreté : les revenus minimums et les personnes sans-abri.

Présentation du sujet :

2010 est l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Tous les pays de l’Union européenne vont faire un effort particulier pour prendre de mesures afin de lutter contre la pauvreté. Parmi les priorités choisies par la Belgique pour cette année, il y a les personnes sans-abri et les revenus minimums.

Nous aborderons ces deux sujets à la prochaine Université populaire avec, normalement, un invité du Cabinet du Secrétaire d’Etat à l’intégration sociale et à la lutte contre la pauvreté. Chaque cellule est invitée à choisir un seul thème, soit les revenus minimums, soit les personnes sans-abri.

Points forts

Nous avons dialogué avec trois invités : Philippe Courard, Secrétaire d’Etat à l’intégration sociale et la lutte contre la pauvreté, Thierry Martin (membre de son cabinet) et Henk Termote du Service de Lutte contre la pauvreté.

Deux sujets ont été travaillés :

1. Les personnes sans abri :

« Quand on est sans abri, il y a un grand mur pour arriver aux droits ». Par exemple, on n’a pas la possibilité de vivre en famille, on ne peut pas se soigner convenablement, c’est difficile de trouver un travail. On n’a pas d’adresse et donc pas de revenu. On peut avoir une adresse de référence (au CPAS ou chez un privé) et donc un revenu de rue mais les obstacles sont nombreux : le CPAS n’accepte pas toujours, des personnes ignorent ce droit ou ne savent pas comment s’y prendre, des personnes sont parfois trop découragées pour faire ces démarches.
L’adresse de référence est une adresse de contact. La personne sans abri ne vit pas là.

2. Les revenus minimums :

Beaucoup d’exemples donnés montrent que des revenus minimums ne permettent pas de vivre dignement. Des pistes pour améliorer la situation ont été présentées :
- améliorer l’accès aux soins de santé : par exemple, rendre automatique le statut Omnio pour toutes les personnes qui y ont droit (actuellement, il faut le demander) ;
- contrôler les loyers et augmenter le nombre de logements sociaux ;
- augmenter les allocations sociales et aussi le salaire minimum de travail ;
- éliminer les statuts précaires de travail ;
- individualiser les droits (= supprimer le statut de cohabitant) ;
- donner la priorité aux budgets sociaux.