Des maquettes pour aborder autrement la question du logement

Maison des savoirs

Article posté le 20 novembre 2013 Print Friendly

Des maquettes pour aborder autrement la question du logement

Article 23 de la constitution belge :
« Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. Ce droit comprend le droit à un logement décent. »

En Belgique, il y a trop de maisons vides et trop de personnes sans abri. En région Bruxelloise, on estime à 30 000 le nombre de logements vides. En 2010, à Bruxelles, 1944 sans-abris ont été recensés par la Strada (17 000 en Belgique). Parmi eux, plus de 700 sont à la rue ou squattent des maison inoccupées.

Il y a 39 000 logements sociaux et 38 000 personnes inscrites sur les listes d’attentes et il faut attendre 7 à 8 ans avant de trouver un appartement. Toujours à Bruxelles, 27,8 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Notre projet, qui part de nos expériences personnelles et de témoignages recueillis, est de réaliser des maquettes qui montrent la pauvreté, la misère, l’exclusion sociale.

On propose aussi des solutions, tel que le montre le village de Patricia.

« Actuellement, il existe encore en Europe des gens qui vivent dans des conditions inhumaines, dans des zones de non droit, tels les bidonvilles, terrains de camping, et même terrain vague.

Beaucoup de gens aussi vivent dans des maisons mal isolées, avec des problèmes d’humidité, d’insalubrité, de surpopulation, des loyers excessifs. Avec le coût de la vie qui augmente les gens ne peuvent plus faire face.

Cela engendre des problèmes : dégradation de l’être humain, de sa santé physique et morale. De l’environnement aussi.
Il y a aussi l’arrivée de migrants qui ne trouvent pas de travail et viennent augmenter le nombre de pauvres, de mal logés.
L’état doit construire plus de logements pour les familles défavorisées et obliger les propriétaires à remettre leur logements en état et les louer aux personnes démunies. »

Notre projet a été montré dans plusieurs ASBL (la samaritaine, Bji Ons, La source) lors d’ateliers pour la journée mondiale du refus de la misère (17 octobre).