Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Editorial du n° 60, nov. / déc. 2008

Article posté le 11 décembre 2008 Print Friendly

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

Universelle ? Tout dépend ce que l’on entend par là... Certains pays ne l’ont pas ratifiée. D’autres critiquent sa conception. D’autres encore l’utilisent comme moyen de pression sur des Etats pour des enjeux qui ne concernent pas toujours les Droits de l’Homme. La plupart des pays préfèrent critiquer les autres plutôt que de « balayer devant leur propre porte »...

Par contre, dans tous les pays, des hommes, des femmes et des enfants travaillent au quotidien pour que la dignité de tout homme soit reconnue. N’oublions pas non plus que, bien avant ce texte, des civilisations entières se sont développées autour de la reconnaissance de la valeur inaliénable de l’Homme, qui est la base même de cette Déclaration. De tous temps, des hommes et des femmes se sont engagés pour d’autres parmi les plus démunis de leur communauté, au nom de cette affirmation : tout homme est un homme.

Dans notre propre pays, mesurons-nous suffisamment les efforts de certaines familles très pauvres qui renoncent parfois à des droits pour ne pas mettre en péril d’autres personnes. Je pense à cette femme qui ne poursuit pas le père de ses enfants dont elle est séparée. Celui-ci ne verse pas régulièrement la pension alimentaire mais elle reconnaît qu’ « il fait tout ce qu’il peut lorsqu’il en a les moyens ». Elle sait l’importance, pour ses enfants, de pouvoir garder des relations avec leur père.

Je pense à ces personnes qui continuent d’héberger des proches, au risque de ne pas pouvoir garder leur logement, ou de se voir refuser l’obtention d’un logement mieux adapté et tant attendu qui leur permettrait enfin de mieux vivre.

Lors du 17 octobre, partout dans le monde, des familles très pauvres ont pu témoigner de ce combat quotidien. Dans ce numéro, nous aimerions mettre en lumière quelques témoignages de ces personnes qui, malgré les conditions très dures dans lesquelles elles vivent, sont les premières actrices des Droits de l’Homme.

 

Bernadette Pinet