Co-formations

Outil d’action 3.
Personnes en situation de pauvreté d’une part, acteurs institutionnels ou associatifs d’autre part : confronter nos représentations, nos logiques, apprendre à mieux nous connaître et à mieux communiquer pour pouvoir mieux agir ensemble contre la misère.
Article posté le 29 mai 2007 Print Friendly

Co-formation à La Louvière

 

 

 

 

 

 

 

 

Les personnes très pauvres ont un savoir d’expérience non seulement sur elles-mêmes et leur condition, mais aussi sur le monde environnant. Leur pensée nous éclaire sur ce que nous avons à faire pour rendre une société plus humaine, plus juste, plus respectueuse des droits humains.

Le savoir de vie des très pauvres et les savoirs d’action ont besoin de se croiser pour mieux comprendre notre société, son fonctionnement et les mécanismes d’exclusion. Ce croisement permet de développer des pistes d’action novatrices pour lutter contre la misère et l’exclusion.

Les témoignages « de vie » des personnes vivant dans la pauvreté touchent au niveau émotionnel : les résultats en sont généralement superficiels et éphémères parce qu’ils n’atteignent pas les causes profondes des difficultés. Une co-formation a pour objet de provoquer des effets durables en permettant aux participants de développer et renforcer leurs compétences à lutter ensemble contre la misère et l’exclusion. Il s’agit en particulier de :
- développer les capacités de communication entre milieux différents (celui des professionnels, d’une part et celui de la pauvreté, d’autre part) ;
- provoquer des prises de conscience transformatrices ;
- faire évoluer son propre savoir ;
- faire évoluer son mode de relation aux autres.

Toute co-formation par le croisement des savoirs et des pratiques avec des personnes en situation de grande pauvreté met en place un dispositif visant à réduire autant que faire se peut les inégalités entre les différents participants (personnes en situation de pauvreté, d’une part et acteurs associatifs ou institutionnels, d’autre part..). Les exigences et la méthodologie à la base d’une telle démarche ont été expérimentés par les programmes franco-belges Quart Monde Université
et Quart Monde Partenaire et sont synthétisés dans la Charte du croisement des savoirs et des pratiques.

Une co-formation est donc une formation réciproque qui vise à ce que deux groupes apprennent à mieux travailler ensemble pour lutter contre la grande pauvreté.

Thématiques

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